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Nom du blog :
chantsdeluttes
Description du blog :
Chants de luttes en hommage aux hommes qui se battent
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
23.02.2006
Dernière mise à jour :
24.02.2006
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Le Temps des Cerises

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
LE TEMPS DES CERISES

I. Quand nous en serons
Au temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au coeur
Quand nous en serons
Au temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

II. Mais il est bien court
Le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court
Le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant

III. Quand vous en serez
Au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d'amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez
Au temps des cerises
Vous aurez aussi des chagrins d'amour

IV. J'aimerai toujours
Le temps des cerises
C'est de ce temps-là que je garde au coeur
Une plaie ouverte
Et dame Fortune en m'étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J'aimerai toujours
Le temps des cerises
Et le souvenir que j'en garde au coeur

[i]Texte de Jean-Baptiste CLEMENT. Musique d'Antoine RENARD.
Cette chanson d'amour s'adresse à une jeune femme
à l'époque où les travailleurs parisiens combattaient pour défendre leur république.
L'auteur la dédiera à une jeune ouvrière inconnue qui vint un jour porter un panier de ravitaillement
aux défenseurs de la barricade ou il se trouvait.
De nos jours, cette chanson reste un symbole de la Commune.[/i]



--

La Ravachole

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
LA RAVACHOLE

Dans la grand'ville de Paris, (bis)
Il y a des bourgeois bien nourris, (bis)
Il y a les miséreux,
Qui ont le ventre creux :
Ceux-là ont les dents longues,
Vive le son, (bis)
Ceux-là ont les dents longues,
Vive le son
D'l'explosion !

Refrain :
Dansons la Ravachole,
Vive le son, (bis)
Dansons la Ravachole,
Vive le son
D'l'explosion !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Tous les bourgeois goûteront d'la bombe,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Tous les bourgeois, on les saut'ra...

Il y a les magistrats vendus, (bis)
II y a les financiers ventrus, (bis)
II y a les argousins,
Mais pour tous ces coquins,
Il y a d'la dynamite,
Vive le son, (bis)
II y a d'la dynamite,
Vive le son
D'l'explosion !

Il y a les sénateurs gâteux, (bis)
II y a les députés véreux, (bis)
II y a les généraux,
Assassins et bourreaux,
Bouchers en uniforme,
Vive le son, (bis)
Bouchers en uniforme,
Vive le son
D'l'explosion !

Il y a les hôtels des richards, (bis)
Tandis que les pauvres dèchards, (bis)
A demi morts de froid
Et soufflant dans leurs doigts,
Refilent la comète,
Vive le son, (bis)
Refilent la comète,
Vive le son
D'l'explosion !

Ah ! nom de Dieu, faut en finir, (bis)
Assez longtemps geindre et souffrir, (bis)
Pas de guerre à moitié,
Plus de lâche pitié !
Mort à la bourgeoisie !
Vive le son, (bis)
Mort à la bourgeoisie !
Vive le son
D'l'explosion !

La Ravachole

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
LA RAVACHOLE

Dans la grand'ville de Paris, (bis)
Il y a des bourgeois bien nourris, (bis)
Il y a les miséreux,
Qui ont le ventre creux :
Ceux-là ont les dents longues,
Vive le son, (bis)
Ceux-là ont les dents longues,
Vive le son
D'l'explosion !

Refrain :
Dansons la Ravachole,
Vive le son, (bis)
Dansons la Ravachole,
Vive le son
D'l'explosion !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Tous les bourgeois goûteront d'la bombe,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Tous les bourgeois, on les saut'ra...

Il y a les magistrats vendus, (bis)
II y a les financiers ventrus, (bis)
II y a les argousins,
Mais pour tous ces coquins,
Il y a d'la dynamite,
Vive le son, (bis)
II y a d'la dynamite,
Vive le son
D'l'explosion !

Il y a les sénateurs gâteux, (bis)
II y a les députés véreux, (bis)
II y a les généraux,
Assassins et bourreaux,
Bouchers en uniforme,
Vive le son, (bis)
Bouchers en uniforme,
Vive le son
D'l'explosion !

Il y a les hôtels des richards, (bis)
Tandis que les pauvres dèchards, (bis)
A demi morts de froid
Et soufflant dans leurs doigts,
Refilent la comète,
Vive le son, (bis)
Refilent la comète,
Vive le son
D'l'explosion !

Ah ! nom de Dieu, faut en finir, (bis)
Assez longtemps geindre et souffrir, (bis)
Pas de guerre à moitié,
Plus de lâche pitié !
Mort à la bourgeoisie !
Vive le son, (bis)
Mort à la bourgeoisie !
Vive le son
D'l'explosion !

La Ravachole

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
LA RAVACHOLE

Dans la grand'ville de Paris, (bis)
Il y a des bourgeois bien nourris, (bis)
Il y a les miséreux,
Qui ont le ventre creux :
Ceux-là ont les dents longues,
Vive le son, (bis)
Ceux-là ont les dents longues,
Vive le son
D'l'explosion !

Refrain :
Dansons la Ravachole,
Vive le son, (bis)
Dansons la Ravachole,
Vive le son
D'l'explosion !
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Tous les bourgeois goûteront d'la bombe,
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira,
Tous les bourgeois, on les saut'ra...

Il y a les magistrats vendus, (bis)
II y a les financiers ventrus, (bis)
II y a les argousins,
Mais pour tous ces coquins,
Il y a d'la dynamite,
Vive le son, (bis)
II y a d'la dynamite,
Vive le son
D'l'explosion !

Il y a les sénateurs gâteux, (bis)
II y a les députés véreux, (bis)
II y a les généraux,
Assassins et bourreaux,
Bouchers en uniforme,
Vive le son, (bis)
Bouchers en uniforme,
Vive le son
D'l'explosion !

Il y a les hôtels des richards, (bis)
Tandis que les pauvres dèchards, (bis)
A demi morts de froid
Et soufflant dans leurs doigts,
Refilent la comète,
Vive le son, (bis)
Refilent la comète,
Vive le son
D'l'explosion !

Ah ! nom de Dieu, faut en finir, (bis)
Assez longtemps geindre et souffrir, (bis)
Pas de guerre à moitié,
Plus de lâche pitié !
Mort à la bourgeoisie !
Vive le son, (bis)
Mort à la bourgeoisie !
Vive le son
D'l'explosion !

avertissement

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
les textes sont dans la categorie "categorie generale" dans la colonne de gauche.
merci !!!

La Makhnovtchina

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
LA MAKHNOVTCHINA

I. Par les monts et par les plaines
Dans la neige et dans le vent
A travers toute l'Ukraine
Se levaient nos partisans

II. Au printemps les traités de Lénine
Livraient l'Ukraine aux allemands
A l'automne la Makhnovtchina
Les avait jetés au vent

III. Makhnovtchina Makhnovtchina
Tes drapeaux sont noirs dans le vent
Ils sont noirs de notre peine
Ils sont rouges de notre sang

IV. L'armée blanche de Dénikine
Entre en Ukraine en chantant
Mais bientôt la Makhnovtchina
L'avait dispersée au vent

V. Makhnovtchina Makhnovtchina
Armée noire de nos partisans
Qui combattaient en Ukraine
Contre les rouges et les blancs

VI. Makhnovtchina Makhnovtchina
Ceci est ton testament :
Tu voulais chasser d'Ukraine
A jamais tous les tyrans

"En avant la clase ouvriere"

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
EN AVANT ! LA CLASSE OUVRIÈRE

En avant ! la classe ouvrière,
La classe ouvrière, en avant !
Venez, l'enfant ; venez, la femme,
Pâles meurtris des greniers froids
La douleur affirme ses droits,
Les sanglots ont fait leur programme.
Il faut à tout être vivant
Sol, outils, matière première.

En avant ! la classe ouvrière,
La classe ouvrière, en avant !

Sur vous, ouvriers de charrue,
Batteurs en grange, vignerons,
Valets de ferme, bûcherons,
L'usure étend sa main bourrue.
La grande culture arrivant
Englobera lopin, chaumière.

En avant ! la classe ouvrière,
La classe ouvrière, en avant !

Vous qui sombrez dans les déboires,
Marchands, débitants, boutiquiers,
Pour vous avaler par milliers
Un monstre ouvre ses deux mâchoires.
On nomme ce requin géant
Féodalité financière.

En avant ! la classe ouvrière,
La classe ouvrière, en avant !

Nos patrons sont nos adversaires,
Leurs canons l'ont prouvé cent fois.
En face du camp des bourgeois
Dressons le camp des prolétaires !
Suis-moi, artiste et toi savant ;
Nos marteaux forgent la lumière.

En avant ! la classe ouvrière,
La classe ouvrière, en avant !

Commune, tu seras suivie,
C'est le grand assaut pour le pain,
Chacun doit manger à sa faim !
Chacun doit vivre à pleine vie !
Toi, drapeau rouge, flotte au vent,
Salué de la terre entière.

En avant ! la classe ouvrière,
La classe ouvrière, en avant !

"Chant du drapeau noir", louis Loreal, 1922

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
CHANT DU DRAPEAU NOIR

Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi cette teinte sinistre ?
- L'anarchie est faite d'espoir
Et la mort n'est pas son ministre.
Nous portons le deuil des méchants
Des ambitieux et des cupides,
Des capitalistes avides
Qui font couler du sang pour leurs penchants.
Nous annonçons l'approche du Grand Soir
Où les tyrans iront au pourrissoir.
Le capital engendre tous les crimes
Et nous portons le deuil de ses victimes.

Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Pourquoi la couleur fatidique ?
- Nous portons le deuil du pouvoir,
De l'État, de la Politique.
Nous voulons notre liberté
Et proclamons: Quoi qu'on dise,
Chacun pourra vivre à sa guise
Quand sera mise à mort l'autorité.
Nous annonçons la fin des potentats
Filous, voleurs, menteurs et apostats.
La liberté rend égaux tous les êtres
Et nous portons le deuil de tous les maîtres.

Pourquoi ce drapeau teint en noir,
Couleur d'une grande tristesse ?
- Les hommes, enfin, vont avoir
Leur commune part de richesse.
Nous portons le deuil des voleurs
Qui tous les jours font des bombances
Pendant que, dès leur prime enfance,
Péniblement triment les travailleurs.
Nous annonçons humaine société
Où tous auront bien-être et liberté.
Du patronat les formes sont maudites
Et nous portons le deuil des parasites.

Pourquoi ce drapeau teint en noir
Ainsi que le corbeau vorace?
- Les humains viennent d'entrevoir
Qu'ils sont tous d'une même race.
Nous portons le deuil des soudards
Vivant de rapine et de guerre.
Les peuples veulent être frères
Et des nations brûlent les étendards.
Nous annonçons l'ère de vérité,
Ère d'amour et de fraternité!
Des généraux l'existence est flétrie
Et nous portons le deuil de leur patrie.

Pourquoi ce drapeau teint en noir?
Est-ce une religion suprême ?
L'homme libre ne doit avoir
Pour penser nul besoin d'emblème!
- L'anarchiste n'accorde pas
A ce drapeau valeur d'idole,
Tout au plus n'est-ce qu'un symbole,
Mais en lui-même il porte son trépas
Car annonçant la fin des oripeaux
Il périra comme tous les drapeaux.
En Anarchie où régnera la Science,
Pour tout drapeau, l'homme aura sa conscience

Chanson de Louis Loréal (1922)

Chanson du CMDO

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
[b][u]CHANSON DU C.M.D.O.
(Conseil pour le maintien des occupations) [/u][/b]


Rue Gay-Lussac, les rebelles
N'ont qu' les voitures à brûler.
Que vouliez-vous donc, la belle,
Qu'est-ce donc que vous vouliez?

Refrain :
Des canons par centaines,
Des fusils par milliers,
Des canons, des fusils,
Par centaines et par milliers.

Dites-moi comment s'appelle
Ce jeu-là que vous jouiez ?
La règle en paraît nouvelle:
Quel jeu, quel jeu singulier!

La révolution, la belle,
Est le jeu que vous disiez.
Elle se joue dans les ruelles,
Elle se joue grâce aux pavés.

Le vieux monde et ses séquelles,
Nous voulons les balayer.
Il s'agit d'être cruels,
Mort aux flics et aux curés.

Ils nous lancent comme grêle
Grenades et gaz chlorés,
Nous ne trouvons que des pelles
Et couteaux pour nous armer.

Mes pauvres enfants, dit-elle,
Mes jolis barricadiers,
Mon coeur, mon coeur en chancelle,
Je n'ai rien à vous donner.

Si j'ai foi en ma querelle
Je n' crains pas les policiers.
Il faut qu'elle devienne celle
Des camarades ouvriers.

Le gaullisme est un bordel,
Personne n'en peut plus douter.
Les bureaucrates, aux poubelles !
Sans eux, on aurait gagné.

Rue Gay-Lussac, les rebelles
N'ont qu' les voitures à brûler.
Que vouliez-vous donc, la belle,
Qu'est-ce donc que vous vouliez ?

"1er Mai", Anonyme

Posté le 24.02.2006 par chantsdeluttes
1er MAI


I. Copain, regarde les rues :
Les flicards et les roussins
Montrent leurs gueules bourrues
De brutes et d'assassins...
Racaille !
Par ça serais-je abîmé ?
Un premier mai sans flicaille
Ce n'est pas un premier mai...

II. Copain, vois malgré la rousse
Les bourgeois gras et pansus,
Les richards ont eu la frousse
Dès qu'il nous ont aperçus...
Vipères !
Tremblez devant l'opprimé !
Un premier mai sans colère
Ce n'est pas un premier mai...

III. Copain, gare à la faconde
Des grands ténors endormeurs :
La haine seule est féconde,
La haine des affameurs...
Récolte,
Bourgeois, ce que tu as semé !
Un premier mai sans révolte
Ce n'est pas un premier mai...

IV. Copain, pense à la vengeance,
Lorsque nous serons les plus forts
Nous détruirons cette engeance
Aux pieds de ses coffres-forts...
Charogne !
Quand nous t'aurons supprimé,
Nous fêterons sans vergogne,
Bourgeois, notre premier mai !


ps: si quelqu'un connait l'auteur, qu'il me le transmette!

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